Syndicat des Cols Bleus de Laval - SCFP 4545

Les rues résidentielles d'abord

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Les rues résidentielles d'abord
par Nathalie Villeneuve
Article mis en ligne le 11 mars 2008 à 17:43

 
Le déneigement amorcé dimanche s'étalera sur environ huit jours, estime-t-on à l'Hôtel de Ville. Les cols bleus de Laval mettront plus d'une semaine à éliminer les 31 centimètres de neige tombés ce week-end sur le réseau routier local. La priorité est accordée aux rues résidentielles.

Habituellement, explique Martin Savard, surintendant aux voies publiques et responsable des opérations de déneigement, les grands boulevards et leurs trottoirs sont déneigés en priorité.

«Là, on a changé notre stratégie. On s'assure de ne pas vivre de problèmes pour les véhicules d'urgence.» Au cours de la nuit de samedi à dimanche, le Service des travaux publics a maintenu un contact étroit avec les services policiers, afin d'assurer le passage des ambulances, par exemple. 

«Quatre cent pièces d'équipement étaient sur les routes, relate M. Savard. Quand il y avait une urgence, on envoyait automatiquement de l'équipement, on ne prenait pas de chance. Le "feeling" qu'on a, c'est que les gens ne détestent pas la stratégie qu'on a adoptée.»

Huit jours
Ce matin à 7h, les camions avaient transporté 15% de la neige. «Avec une accumulation de 15 centimètres, il faut quatre à cinq jours», pour compléter l'élimination. «Là, on a eu le double.» Ce qui fait dire à M. Savard que l'opération soufflage, amorcée dimanche soir, pourrait prendre huit jours.

Une telle accumulation, de plus de 20 centimètres, donne du fil à retordre aux chenillettes utilisées pour dégager les trottoirs. Pour plus d'efficacité, ces petits véhicules doivent succéder aux souffleuses.
«C'est un hiver record, mais on va en venir à bout», lance Martin Savard. Ses hommes commencent à être fatigués, admet-il. Mais Laval n'a pas eu, à ce jour, à défoncer le plafond d'heures de travail permises par la législation québécoise.
La loi 430 régit les heures de service des véhicules lourds. Montréal a demandé au gouvernement de surseoir à la limitation des horaires, afin de mener son opération de déneigement à bien. En raison d'une organisation des horaires différente, Laval n'aura pas à imiter la métropole, explique M. Savard.

Au chapitre de l'espace disponible pour recueillir la neige, les trois sites temporaires mis en place à la fin février suffiront à la tâche, d'ici la fin de l'hiver, estime-t-il.

Train, bus, métro
La Société de transport de Montréal (STM) a ajusté à la hausse ses heures de pointe lundi, dans le but de répondre à la demande de nombreux automobilistes qui sont venus gonfler l'achalandage. Les voyageurs pouvaient compter sur un service de pointe jusqu'à 10h le matin et jusqu'à 19h le soir.

La mesure a été répétée ce matin. Le service régulier reprenait cet après-midi. «Les gens sont retournés à leur habitude de prendre l'auto», justifie Marianne Rouette, porte-parole de la STM.

Les trains de banlieue ont été somme toute épargnés par les aléas de la tempête, résume Mélanie Nadeau, de l'Agence métropolitaine de transport (AMT). Il est impossible, actuellement, de bonifier le service par l'ajout de trains ou de wagons.

Cent trente nouveaux wagons à deux étages seront déployés sur les lignes existantes à partir de la fin 2009 et trente autres sur la future ligne de l'est. Cet ajout fournira 55% de capacité supplémentaire.

Enfin, outre le ralentissement qui touche tous les véhicules sur les voies rétrécies par la neige, le service d'autobus de la Société de transport de Laval n'est pas perturbé, indique Marie-Céline Bourgault, directrice communication et marketing.