Syndicat des Cols Bleus de Laval - SCFP 4545

Le directeur des travaux publics subira son procès le 11 juin

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Le mercredi 17 décembre 2008

ARRÊTÉ AU VOLANT EN ÉTAT D'ÉBRIÉTÉ
 
Le directeur des travaux publics subira son procès le 11 juin
Hugo Morissette
16/12/2008 15h21 - Mise à jour 16/12/2008 16h27
 
Pierre Pelletier comparaissait hier au Palais de justice de Laval. Il subira son procès le 11 juin.
Photo: Sébastien St-Jean
Accusé de conduite avec facultés affaiblies, le directeur des travaux publics de Laval sera de retour devant le tribunal le 11 juin prochain pour subir son procès.
C’est ce qui a été décidé lundi, au Palais de justice de Laval, alors que Pierre Pelletier était de retour devant le juge.
Les événements remontent au 4 juin dernier. À 23h11, M. Pelletier avait été intercepté sur l’autoroute 15 sud alors qu’il était au volant d’un véhicule de la Ville de Laval.
Des agents de la Sûreté du Québec l’ont ensuite appréhendé sur le boulevard Saint-Martin Ouest. Un test d’alcoolémie avait alors démontré que l’homme était en état d’ébriété. Son permis de conduire avait immédiatement été suspendu.
Toujours en poste
Depuis son arrestation, Pierre Pelletier, qui a plaidé non-coupable, agit toujours à titre de directeur des travaux publics, et la Ville de Laval n’a pas l’intention de le suspendre, à la grande surprise des cols bleus.
« On a complètement perdu confiance en notre directeur des travaux publics, relate le président du syndicat des cols bleus de Laval, Martin Gagnon.
« C’est spécial que lorsqu’il s’agit d’un col bleu de Montréal qui se fait prendre avec une bière, il fasse la une des journaux, mais que lorsque c’est un cadre en état d’ébriété avancé, on ne le voit presque nulle part », ajoute-t-il.
Pas de comparaison
Du côté de l’administration de la Ville, on estime que la comparaison entre les deux événements ne se fait tout simplement pas.
« Le col bleu de Montréal buvait une bière alors qu’il était en plein travail, rappelle Marc Laforge, porte-parole de Ville de Laval. Dans le cas de M. Pelletier, il n’était pas sur ses heures de travail. Ce qu’un employé fait en dehors des heures de bureau, qu’il soit syndiqué ou cadre, ne regarde que lui. Je ne vois pas pourquoi on devrait le suspendre. »
« Qu’il soit au volant d’un véhicule de la Ville ne change en rien notre position, poursuit M. Laforge. Il s’agit d’un directeur qui pourrait être appelé en devoir 24 heures sur 24, alors il est normal qu’il ait toujours un véhicule en sa possession. »
«Contrairement à ce qui a été véhiculé dans les médias, nous n’avons jamais payé un chauffeur privé à M. Pelletier lorsqu’il a perdu son permis. On se réserve d’ailleurs le droit de poursuivre le syndicat des cols bleus pour diffamation.»
Pierre Pelletier devra notamment répondre à des accusations de conduite avec facultés affaiblies.