Syndicat des Cols Bleus de Laval - SCFP 4545

Entente sur les heures supplémentaires pour les cols bleus de laval

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Le jeudi 20 déc 2007
Entente sur les heures supplémentaires pour les cols bleus de Laval
Sara Champagne
La Presse
La Ville de Laval fait elle aussi face à une grande quantité de neige depuis deux semaines.
Et, tout comme Montréal, elle lance un appel au civisme à ses automobilistes, leur demandant de respecter la nouvelle signalisation de stationnement alternatif et de ne pas pousser la neige sur le domaine public. C'est une infraction.

Mais grâce à une entente intervenue avec le Syndicat des cols bleus de Laval, la main-d’œuvre est suffisante cet hiver pour que l'opération déneigement soit efficace.

Cette entente, inscrite dans la convention collective en vigueur depuis le 21 novembre dernier, prévoit trois nouvelles mesures pour s'assurer qu'il y ait suffisamment de cols bleus à la tâche. L'une d'elles, innovatrice, encadre plus strictement les heures supplémentaires.

«La règle est assez simple. Si un col bleu ne répond pas au téléphone on passe au suivant, et le temps qu'il n'a pas travaillé est comptabilisé sur une base hebdomadaire», explique Marc Ranger, qui a négocié l'entente au nom du Syndicat canadien de la fonction publique, qui représente les cols bleus de Laval.

Résultat: les cadres n'ont plus à appeler 30 ou 40 cols bleus avant d'en trouver un qui est prêt à déblayer les rues - un problème qui était plus grand durant les quarts de travail de nuit. Cela réduit les délais d'intervention de déneigement.

«Il s'agit d'une petite nuance, mais qui fait toute la différence et qui tombe à point cette année, explique Marc Laforge, porte-parole de la Ville de Laval. Cette mesure, avec une autre qui donne plus de flexibilité à 65 de nos employés permanents, mais flottants, évite que notre machinerie dorme au garage.»

À Montréal, le directeur des relations professionnelles au service du capital humain de la Ville, Jean-Yves Hinse, explique que l'attribution des heures supplémentaires est gérée par les arrondissements, et qu'elle n'a jamais causé de problème jusqu'à maintenant.

«On a tous les cols bleus nécessaires sur le terrain, assure M. Hinse. Même qu'il faut dire à nos employés d'aller se coucher afin de respecter la nouvelle loi sur les heures de travail des conducteurs d'équipement. Pour les cols bleus, les tempêtes sont des périodes très lucratives, surtout dans le temps des Fêtes.»

En fin de journée, hier, tant à Montréal qu'à Laval, on en était aux mêmes étapes de ramassage de la neige, avec les mêmes délais. «On a reçu 100 centimètres et l'hiver n'est même pas commencé, a rappelé Marc Laforge, de la Ville de Laval. C'est la moitié des quantités moyennes des six derniers hivers.»