Syndicat des Cols Bleus de Laval - SCFP 4545

Des caméras au cour d'un litige

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Courrier Laval, Édition du jeudi, édition du dimanche

Des caméras au cœur d'un litige

La Ville surveille son matériel et les cols bleus se sentent épiés

par Hugo Morissette
Article mis en ligne le 17 février 2008 à 6:02

 

Selon le syndicat représentant les cols bleus de Laval, c'est une centaine d'employés qui se sentent surveillés par les caméras installées dans le garage municipal.

 

Des caméras au cœur d'un litige

La Ville surveille son matériel et les cols bleus se sentent épiés

Il semble que des cameras installées dans le garage municipal principal de Laval causent un certain mécontentement chez les cols bleus, qui disent se sentir espionnés par leur employeur.

C'est du moins l'opinion de Martin Gagnon, président du syndicat représentant les cols bleus de Laval, qui soutient que d'installer de telles caméras à l'intérieur d'un lieu de travail représente une pression inutile pour les employés, et nuit par le fait même au climat de confiance qui devrait normalement régner.

«Quand tu sais que tu es filmé, tu fais attention à tous les gestes qui tu poses, ce qui rend ton travail très désagréable, explique-t-il. Dans de telles circonstances, c'est l'esprit de travail qui en souffre.»

Perte de matériel

Selon Ville de Laval, la plupart des caméras en question avaient été installées voilà quelques années déjà, dans le garage municipal situé à l'intersection du boulevard Industriel et de l'Autoroute Laval, et trois autres ont été ajoutées au mois de février 2007, après que du matériel ait disparu.

«Ce sont des biens publics, et c'est notre devoir de les protéger, estime Marc Laforge, porte-parole de la Ville. Les caméras n'ont pas été installées pour surveiller le travail des cols bleus, mais bien pour éviter la disparition d'autre matériel.»

Un grief a d'ailleurs été rédigé par le syndicat des cols bleus, en 2007. Il exige, par cette démarche, le retrait total de ce qu'il qualifie de «système de surveillance», incluant les caméras ainsi que les GPS.

«Nous voyons ça comme de la provocation inadmissible, lance Francis Desjardins, du syndicat des cols bleus. Pour nous, il s'agit de dépenses inutiles de la Ville. Présentement, c'est une centaine d'employés qui se sentent épiés par ces caméras.»